Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 21:58

Cusco, ville perchee a 3300m d'altitude, etape obligatoire pour tout Gringo desireux de visiter le fameux Machu Picchu. Nous lui consacrerons un article complet, il le merite bien. 

Dans un premier temps, Cusco sonne pour nous comme une ville de repos. Repos bien merite. Nous sommes fiers d'etre arrives jusqu'ici en velo. Et la chance etant avec nous, nous trouvons la plus chouette des auberges de Cusco! Si, si, un bon plan qui cricule sur les sites de cyclistes: l'hotel Estrellita. Une petite auberge sans pretention de l'exterieur, mais avec des proprietaires vraiment sympa, une grande cour pour nettoyer les velos ou monter la tente, un prix imbattable pour Cusco, un p'tit dej complet et surtout pleins de cyclistes, motards et voyageurs de tout coin du monde. A peine arrives, on s'y sent bien, et on a meme du mal a aller visiter un peu la ville et ses alentours. 

05-Fontaine de l'Inca

Nous rencontrons: deux cyclistes Allemands, qui prennent leur temps, Jerome, cycliste francais qui est a Cusco depuis un mois, Celine, belge avec qui le contact passe de suite, deux autres cyclistes belges, qui reviennent de la Bolivie et nous mettente en garde contre la saison des pluies qui bat son plein la bas, Carlos, cycliste Colombien qui vend des jouets en bois qu'il fabrique lui-meme, pour financer son voyage. Et plein d'autres...

02-Cyclistes Allemands18-Jerome, cycliste francais, et Carlos, cycliste Colombien

Une fois un peu reposes, nous sortons de la cour et partons en ville. Cusco est bien une ville pour Gringos. Tous les 10metres pres de la Plaza de Armas, nous sommes sollicites pour acheter bijoux, peintures, bonnets peruviens, pour un tour au Machu Picchu ou pour un massage. Ils n'insistent jamais, heureusement. Sans compter les femmes et enfants en costume, avec un bebe lama (on craque tous devant sa bouille), qui se font payer pour se faire prendre en photo. Il y a des Gringos de toute sorte: vacanciers, routards, voyageurs, beaucoup d'Argentins. 

Malgre le tourisme, Cusco a su garder son charme de ville coloniale. On ne compte plus les Eglises, avec leurs clochers pointes vers le ciel. On se plait a se balader sous les arcades de la Plaza de Armas, dans les petites rues qui grimpent, au marche, cherchant desesperement un fromage au gout fort (pour des peruviens), ou juste s'asseoir et regarder la vie qui passe. Parfois, il subsiste des fondations de ruines Incas, dont un mur celebre, qui contient une pierre a douze cotes. Oui, Cusco est touristique, mais pas une ville musee. Il y a de la vie peruvienne dans l'air. 

14-Plaza de Armas de Cusco

Nous l'attendons depuis maintenant un mois...et elle est la, notre nouvelle tente! Toute une histoire pour la recuperer a la poste, mais nous sommes tellement heureux de pouvoir la monter dans la cour de l'auberge. Petit rappel: nous sommes decus de devoir remplacer notre tente Vaude, de tres bonne qualite. malgre les trous, elle est toujours resistante au vent, a la pluie. Seules les fermetures eclairs nous posent probleme. Nous changeons pour une tente de marque Wechsel, allemande aussi, de bonne reputation. On vous en dira plus apres un essai en condition reelles. 

16-Notre nouvelle tente, enfin!

Le premier site Inca que nous visitons est Sacsayhuaman (a prononcer "sexy women" pour le retenir). Site au dessus de Cusco. Pour y acceder, il faut grimper, grimper...avec l'altitude, nous sommes bien essoufles! Il ne reste pas grand chose du site, mis a part ses grands murs de defenses, particuliers pour leur forme: en zig-zag. Pour l'histoire, les Incas avaient prevus de construire Cusco en forme de Puma, animal sacre, et les murs de defense du site representaient ses dents. ici, a eu lieu une bataille entre Espagnols et Incas, les Incas ont perdus et les Espagnols ont pilles les pierres pour construire Cusco. Les pierres du mur de defense etant trop grosses, elles sont restees la. Il pleut quand nous y allons, et ne restons pas longtemps. 

12-Mur de defense de Sacsayhuaman (1)

L'auberge de Cusco se vide progressivement, alors nous partons a notre tour. Nous nous transformons en routards en sacs a dos pour 5 jours, allant a Pisac, Ollantaytambo et le Machu Picchu. Que c'est frustrant de voir defiler le paysage au rythme du bus. Que c'est frustrant de ne pas pouvoir s'arreter ou on veut, quand on veut. C'est la qu'on se rend compte de l'interet du velo. 

Premier arret a Pisac. La ville abrite un marche artisanal: spectacle amusant que ce groupe de touristes chinois se faisant prendre en photo avec leur epis de mais bouilli! L'interet n'est pas dans la ville, mais bien plus haut. Petite montee en taxi, et nous voila en haut de la citee inca de Pisac: habitations, cultures en terrasses, tours de garde, temple du soleil...nous sommes seduits par le cadre et par les ruines. Nous redescendons a pied, passant d'une ruine a l'autre...seuls ou presque. Souvenir magique pour nous. 

19-Ruines de Pisac (2)

Deuxieme arret a Ollantaytambo, plus au fond de la vallee sacree. La ville a davantage de charme, beaucoup de maisons ont encore leur fondations en pierres. La aussi, ville forteresse qui domine la ville. Le site est envahi de groupes de touristes...nous preparant psychologiquement au Machu Picchu. Moins seduits, mais le site est agreable quand meme. 

Troisieme arret...ou plutot troisieme etape: le Machu Picchu. Dans le prochain article! 

Par Marie et Jean-Marc - Publié dans : Perou - Communauté : Voyages à vélo
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 23:22

Oui, on est en retard. La faute a ce !"£$&^%$ de PC qui nous fait des siennes!

02-On la vaincra cette montagne!

Le depart d'Abancay est douloureux. A peine avons-nous commence a grimper qu'on... pousse, en pleine ville. La pente est trop raide, a froid, impossible pour nos mollets de passer. Donc a 7h du matin, sous les yeux des badeaux amuses par ces gringos a pieds, nous poussons. Ca s'arrange a la sortie de la ville, nous redevenons des cyclistes et attaquons le troisieme col. La pente est vraiment raide, on souffre. La route est une succession de lacets magnifiques qui nous elevent au dessus de la vallee d'Abancay, c'est vert, c'est beau, et on peut apprecier les nuages gris qui menacent et descendent des montagnes aux alentours. Il va pleuvoir, et nous n'y coupons pas. Heureusement, notre ange-gardien est toujours la: alors que nous cherchons un coin ou camper, nous trouvons une maison abandonnee, avec un bon toit bien etanche. Qu'il est doux de boir un the de coca quand il fait froid et que la pluie tombe.

08-Notre abri pour la nuit

A ce moment la, nous sommes presque au col (3900m), nous l'atteignons le lendemain matin. Commence alors une descente vertigineuse, magique, sous le soleil. Bien emmitoufles, nous filons tel le vent. Ce versant de la montagne est tres vert et tres peuple, partout des villages, des champs, des costumes colores et des chiens qui nous courent apres. Les yeux se regalent, les jambes se reposent, le bonheur. Il nous faudra toute la matinee pour venir a bout de la descente, qui nous ramene a 2000m. Entre-temps, le soleil s'est mis a chauffer et toutes les epaisseurs de vetements ont vole! Qui dit descente dit montee, aie les jambes quand nous commencons l'ascension du 4eme et dernier col...

09-La, on descend!

Surtout que la pente est tres, tres raide. Le troisieme jour est dur, la fatigue s'accumule, on sue a grosse goutte, et ca monte, ca monte. De la ou nous sommes, nous voyons les camions qui nous ont doubles une demi-heure plus tot passer encore des lacets dans la montagne plus haut. Le moral est bas, Marie creve, les Peruviens nous regardent passer d'un air indifferent. Qu'est-ce qu'on fout la, a quoi bon, y en a marre,  on veut rentrer et tout envoyer promener. Il y a des jours comme ca... Subitement, dans l'apres-midi, la pente s'adoucit et le moral remonte. Oui, le moral est inversement proportionnel a la pente, souvent. On apprecie a nouveau les paysages, qui sont comme d'habitude grandioses. En fin de journee, la pluie arrive, nous avons juste le temps de monter la tente dans un endroit dement, a cote d'un troupeau, et vlan, la pluie arrive. Nous avons prevu le coup a midi, et degustons notre salade de riz-avocat-thon au sec. Vous a-t-on deja parle des avocats du Perou? Karina, notre amie de Lima, avait raison. En Europe, on ne sait pas ce que c'est qu'un fruit mur. Meme Jean-Marc qui n'est un grand fan des avocats en rafole ici. C'est si bon! Et puis la pluie cesse et nous permet d'apprecier le coucher de soleil.

17-Belle vue ce soir encore

Encore une fois, nous campons tout pres du col et l'atteignons tot le lendemain. Epaisseurs, sur-epaissseurs, descente nous voila! On se laisse glisser, avant de retrouver une bonne portion de plat. Nous redecouvrons les joies des developpements superieurs, il fait beau, chaud, bref c'est le bonheur. Une dernier petite cote, histoire de nous achever, et nous passons la ligne d'arrivee: nous sommes a Cusco, la capitale des Incas!

21-Entree victorieuse

22-Cusco, on y est arrive!

Par Marie et Jean-Marc - Publié dans : Perou - Communauté : Voyages à vélo
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 02:43

01-Depart de Nazca, 660km jusqu'a Cusco

Nous l'avons redoutée autant que nous l'attendions, cette première montée à plus de 4000m d'altitude qui dure 100km. A Nazca, nous avons du affronter la chaleur écrasante du désert. Alors on s'était preparés : départ le 4 janvier à 6h du matin, pour profiter de la fraîcheur. On avait tout prévu, sauf ... la pluie ! Zut ! Alors on part avec les vestes de pluie, sous un crachin et dans la brume. La route nous emmène au fond de la vallée, et d'un coup, il faut grimper. Premier soulagement, les pentes sont douces et on grimpe bien. Deux hics : on crève de chaud sous les vestes de pluie, et le brouillard nous gâche toute la vue. Gilets jaunes sont vite enfilés, pour devenir visibles des camions et bus. On grimpe, plutôt bien. Première nuit à presque 2000m. Et surprise au réveil : le soleil est là, éclairant la montagne, qui prend des teintes orangées superbes.

09-le soleil au reveil, c'est magnifique

Il faut préciser que ce versant de la montagne est désertique. C'est de la roche, de la roche et de la roche. Quelques cactus, mais pas d'arbre, ni plante, ni eau. Donc pas de villages, pour l'instant. Deuxième journée de grimpette, avec protection contre ce soleil bien chaud. On traverse un premier village désert, puis un deuxième habité avec de l'eau. 2 kilomètres plus loin sont installés des restos, alors on se fait plaisir pour l'en-cas de 14h ! La fin de la journée se fait à nouveau dans le brouillard, alors que nous commençons à ressentir les efftets de l'altitude. Souffle court, tête qui tourne. On s'arrête à 2900m pour la nuit, et on se couche après avoir bu une infusion de coca pour soulager nos maux de tête.

08-Mate de coca pour l'altitude

Troisième jour de montée, les muscles commencent à tirer. La route monte moins, puis redescend même un peu, avant de remonter de plus belle. Nous atterissons sur un plateau, qui monte, avec villages abandonnés, vigognes et orage au loin. Nous avons juste le temps d'arriver dans un petit village et de nous réfugier dans une épicerie avant que le déluge arrive. Nous passons l'après midi dans cette épicerie, à 3600m d'altitude, tenue par une mère et son fils. Nous leur achetons pain et fromage, et dormons dans l'unique pièce. Enfin, au quatrième jour, nous franchissons notre col à 4120m ! Pas peu fiers d'y être arrivés, nous nous élançons pour 25km de descente. Quelle surprise : l'autre versant de la montagne est bien plus vert et habité ! Villages, chevaux, vaches, rivières, cascades. Il y a de la vie ici. Il nous faudra toute la journée pour atteindre la ville de Puquio, perchée plus loin.

19-Nos hotes d'un soir.

Puquio, petite ville péruvienne des montagnes, qui a un charme fou avec ses dédales de rues, ses femmes en tenue traditionelle, ses églises et vieilles maisons. Nous y restons deux jours pour nous reposer.

Au départ de Puquio, nous le savons, il faut remonter. Puquio est à 3200m, et il faut remonter sur un plateau à 4300m, avec un col à 4500m. Alors on y va, joyeusement, surtout que les pentes ne sont pas trop dures. Nous arrivons sur le plateau le deuxième matin, et là, c'est l'émerveillement !

40-heureux d'etre la.

Les paysages sont magiques: montagnes aux sommets enneigés, troupeaux de lamas, lacs bleus étincelants, et toujours ces péruviens en tenue. Les femmes portent plusieurs jupes, avec des grandes chaussettes en laine, toujours un tissu coloré dans le dos, et parfois un chapeau. La journée est une succession de montées et descentes, et nous plantons la tente en hâte en fin de journée, car la pluie menace. En guise de pluie, nous aurons quelques grelons. Nous sommes à 4300m, et la température va descendre à -14 degrés pendant la nuit. Sans compter Jean-Marc un peu malade. Une chose est sûre, nous n'avons pas froid dans les sacs de couchage. Troisième jour depuis Puquio, la route redescend vers la vallée. Une belle descente en lacets nous amène au bord d'une rivière, que nous allons longer pendant deux jours. Petit arrêt à Chalhuanca pour soigner une "turista", et nous descendons progressivement jusqu'à 1700m. En chemin, nous retiendrons l'histoire d'un crash d'OVNI qui a eu lieu dans la région et une énorme araignée, type mygale, qui traversait gentiment la route. En bas, bien sûr, il faut tout remonter (oh, joie !).

Heureusement, Abancay n'est qu'à 12km de la rivière. 12Km bien pentus quand même ! Repos bien mérité, et nécesaire, car il nous reste encore deux cols à plus de 4000m à franchir.

Par Marie et Jean-Marc - Publié dans : Perou - Communauté : Voyages à vélo
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 23:54

Départ de Lima le 27 au matin. Le personnel de l'hôtel de Lima nous a mis en garde contre les (mauvais) conducteurs de la ville. Ça passe, et sans casse. C'est même plus facile que l'entrée dans Houston, ici les gens ont l'habitude de voir surgir des obstacles à tout bout de champs. Et nous voilà lachés sur la Panaméricaine au nom combien évocateur. Le premier matin est assez court, puisque nous nous arrêtons 30 km plus loin pour visiter le site de Pachacamac (ça vous rappelle quelque chose ?), haut lieu de pélerinage pré-inca. Et oui, il y a un Temple du Soleil, comme dans Tintin.

03-Site de Pachacamac (4)

On découvre ce premier jour la nourriture Péruvienne des petits restos. Que c'est bon ! En général une soupe de poulet en entrée, avec un plat de riz et de viande en plat principal, sans trop d'épices. Et les portions sont taillées sur mesure pour les cyclistes, c'est donc parfait pour nous. Prendre du poids ? En fait nous en avons déjà perdu. Vous vous souvenez du précédent article et du désert des plus arides ? Nous sommes en plein dedans ... Et ça cogne dur, très dur. On arrive de l'Hémisphère Nord, nous ! Heureusement, le premier soir est un soir facile. Nous rencontrons Alex et Christina, couple belgo-péruvien, et leur fille Clarisse, qui nous invitent très gentilement à passer la nuit dans leur résidence secondaire en bord de mer.

09-Alex et sa famille

Les jours suivants, nous suivons la mer jusqu'à Pisco. Du désert, du sable, des plages "privées" et gardées, des oasis très cultivées et des petits villages poussiéreux. Nous dormons dans l'un d'entre d'eux, nous avons droit chacun à une soupe mais qui vient d'une maison différente. Et toujours le désert, le sable, la chaleur. Si le premier jour, téméraires que sommes, nous étions partis en manches courtes, nous avons vite repris les bonnes vieilles habitudes d'Iran et d'Asie Centrale. Manches longues et chèches. Mais que c'est beau.

C'est le désert et c'est magique. Même les déchets plastiques ne l'enlaidissent pas. D'un côté les montagnes, de l'autre la mer. Les extrêmes. Nous les regardons, ces montagnes, et avec appréhension. Dans quelques jours, il nous faudra les gravir. Premier col à plus de 4000m. Et dire que nous avons déjà si chaud.

20-Du sable et du desert.

De Pisco, nous quittons la côte pour aller dans l'intérieur des terres. Il fait encore plus chaud, ce n'est plus le Temple du Soleil, c'est le crabe aux pinces d'or. L'eau se trouve seulement dans les villages, on réapprend la valeur de ce liquide. Les camions nous saluent, les villageois aussi. Parfois on nous lance quelque chose en Espagnol. Malheureusement, pour l'instant, nous arrivons à prononcer des phrases basiques, mais comprendre est encore hors de portée. Nous arrivons à nous faire comprendre, c'est toujours mieux qu'en Chine ! 

C'est à Huacachina, à côté de Ica, que nous allons passer le nouvel an. Huacachina est un mirage, une oasis minuscule entourée de gigantesques dunes. C'est plus un bourg touristique, chaque batiment est un hôtel-restaurant, mais le site vaut le détour. Nous grimpons en haut des dunes, et de l'autre côté il n'y a plus rien. Du sable à perte de vue. De l'autre côté, la montagne, la cordillère des Andes qui semble nous attendre patiemment. Bon, en fait de réveillon, nous avons mangé à 7h30 et nous sommes couchés à 21h. Ce qui était stupide, puisque les touristes se sont déchaînés avec des feux d'artifice toute la nuit. A 6h, lorsque nous nous levons, la plupart sont encore debout. Nous faisions ça aussi lorsque nous étions jeunes et que nous ne pédalions pas à travers les immensités.

25- L'oasis d'Huacachina (2)

Nous passons les deux jours suivants dans le désert. Un cycliste italien rencontré quelques jours auparavant nous avait assuré que cette portion était plate... Heu... Pas vraiment. On dort le premier soir près d'un restaurant, et puis le lendemain c'est l'arrivée sur l'un des sites les plus mystérieux de la planète : le plateau de Nazca et ses fameux dessins à l'usage inconnu. Qui les a fait, pourquoi, comment, tout celà nous est inconnu. Nous ne pouvons nous payer l'avion pour voir les lignes, mais au moins pouvons-nous monter sur un mirador et en admirer deux. Nous étions à côté, mais sans le mirador il était impossible de les voir. Magique que d'être là !

34- Les lignes de Nazca vues depuis le mirador (2)

Nous sommes arrêtés depuis deux jours à Nazca. Jean-Marc a du consulter un médecin suite à une infection des lèvres, rien de grave. Nous repartons demain, direction Cuzco. Devant nous, le premier col à 4000m et 100km de montée. Rendez-vous bientôt pour vous raconter notre odyssée dans la cordillère !

Bonne année à tous !

Par Marie et Jean-Marc - Publié dans : Perou - Communauté : Voyages à vélo
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 15:24

C'est donc le 22 dans l'après-midi que nous arrivons à Lima, soulagés d'avoir vu nos vélos monter dans l'avion avec nous. On se promet des cierges à la cathédrale de Lima, et c'est parti !

Le taxi réservé avec l'hôtel nous attend bien à la sortie de l'aéroport, et nous faisons bien. Fini la belle discipline des Américains, nous sommes bien de retour dans des pays à la conduite exotique ! On conduit ici comme en Asie, à coup de klaxon comme à coup de volant. Il fait chaud, c'est coloré, bruyant, de grands messages publicitaires en Espagnol couvrent les murs... Toute l'appréhension s'envole d'un coup : finalement, les pays différents du notre nous manquaient ! 

04-Lima, construite au bord de mer

Lima est une ville de bord de mer, construite sur une falaise qui borde le Pacifique. Les quartiers les plus proches de l'océan baignent quasiment toute l'année dans un brouillard épais qui vient du large. C'est une gigantesque mégalopole, 9 millions d'habitants sur les 27 que comptent le Pérou. Comme d'habitude, les beaux quartiers jouxtent les moins bons, les encore moins bons et les coupe-gorges. Pour tout dire, nous ne faisons pas grand chose : visite du centre-ville, construit par les Espagnols (à la différence de Cuzco, Lima a été fondee par Pizarro, le vainqueur des Incas). On flâne sur la Plaza del Armas, nous visitons le couvent St Francisco, un couvent baroque incroyable mais quelque peu décrépit du fait du manque de moyens, les catacombes, on découvre la savoureuse cuisine péruvienne (miam miam miam...), la messe de Noël...

13-Batiments coloniaux

Et puis nous rencontrons Karina. Karina est la belle-fille péruvienne d'un ancien collègue de Jean-Marc, ce dernier nous ayant mis en relation (merci à lui !). Elle nous invitera deux fois, la première fois dans un superbe restaurant (construit sur un site archéologique, tsss...) où Jean-Marc se régale de coeurs de vache. Nous parlons du Pérou, et en Français s'il vous plait ! C'est toujours agréable de pratiquer sa langue. Nous la remercierons jamais assez ainsi que sa famille pour la deuxième invitation : nous passons le réveillon chez eux, en famille. Outre le repas, qui est excellent, c'est surtout l'ambiance qui est chaleureuse. Tous ou presque sont bilingues voire trilingues (plus?), depuis les enfants jusqu'aux grands-oncles et grandes-tantes. On peut donc discuter à loisir !

11-Repas du soir avec Karina (1)

Nous quittons Lima le 27 au matin. Droit vers le Sud, vers Nazca. Devant nous, l'un des déserts les plus arides au monde.

Par Marie et Jean-Marc - Publié dans : Perou - Communauté : Voyages à vélo
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