Cusco, ville perchee a 3300m d'altitude, etape obligatoire pour tout Gringo desireux de visiter le fameux Machu Picchu. Nous lui consacrerons un article complet, il le merite bien.
Dans un premier temps, Cusco sonne pour nous comme une ville de repos. Repos bien merite. Nous sommes fiers d'etre arrives jusqu'ici en velo. Et la chance etant avec nous, nous trouvons la plus chouette des auberges de Cusco! Si, si, un bon plan qui cricule sur les sites de cyclistes: l'hotel Estrellita. Une petite auberge sans pretention de l'exterieur, mais avec des proprietaires vraiment sympa, une grande cour pour nettoyer les velos ou monter la tente, un prix imbattable pour Cusco, un p'tit dej complet et surtout pleins de cyclistes, motards et voyageurs de tout coin du monde. A peine arrives, on s'y sent bien, et on a meme du mal a aller visiter un peu la ville et ses alentours.
Nous rencontrons: deux cyclistes Allemands, qui prennent leur temps, Jerome, cycliste francais qui est a Cusco depuis un mois, Celine, belge avec qui le contact passe de suite, deux autres cyclistes belges, qui reviennent de la Bolivie et nous mettente en garde contre la saison des pluies qui bat son plein la bas, Carlos, cycliste Colombien qui vend des jouets en bois qu'il fabrique lui-meme, pour financer son voyage. Et plein d'autres...
Une fois un peu reposes, nous sortons de la cour et partons en ville. Cusco est bien une ville pour Gringos. Tous les 10metres pres de la Plaza de Armas, nous sommes sollicites pour acheter bijoux, peintures, bonnets peruviens, pour un tour au Machu Picchu ou pour un massage. Ils n'insistent jamais, heureusement. Sans compter les femmes et enfants en costume, avec un bebe lama (on craque tous devant sa bouille), qui se font payer pour se faire prendre en photo. Il y a des Gringos de toute sorte: vacanciers, routards, voyageurs, beaucoup d'Argentins.
Malgre le tourisme, Cusco a su garder son charme de ville coloniale. On ne compte plus les Eglises, avec leurs clochers pointes vers le ciel. On se plait a se balader sous les arcades de la Plaza de Armas, dans les petites rues qui grimpent, au marche, cherchant desesperement un fromage au gout fort (pour des peruviens), ou juste s'asseoir et regarder la vie qui passe. Parfois, il subsiste des fondations de ruines Incas, dont un mur celebre, qui contient une pierre a douze cotes. Oui, Cusco est touristique, mais pas une ville musee. Il y a de la vie peruvienne dans l'air.
Nous l'attendons depuis maintenant un mois...et elle est la, notre nouvelle tente! Toute une histoire pour la recuperer a la poste, mais nous sommes tellement heureux de pouvoir la monter dans la cour de l'auberge. Petit rappel: nous sommes decus de devoir remplacer notre tente Vaude, de tres bonne qualite. malgre les trous, elle est toujours resistante au vent, a la pluie. Seules les fermetures eclairs nous posent probleme. Nous changeons pour une tente de marque Wechsel, allemande aussi, de bonne reputation. On vous en dira plus apres un essai en condition reelles.
Le premier site Inca que nous visitons est Sacsayhuaman (a prononcer "sexy women" pour le retenir). Site au dessus de Cusco. Pour y acceder, il faut grimper, grimper...avec l'altitude, nous sommes bien essoufles! Il ne reste pas grand chose du site, mis a part ses grands murs de defenses, particuliers pour leur forme: en zig-zag. Pour l'histoire, les Incas avaient prevus de construire Cusco en forme de Puma, animal sacre, et les murs de defense du site representaient ses dents. ici, a eu lieu une bataille entre Espagnols et Incas, les Incas ont perdus et les Espagnols ont pilles les pierres pour construire Cusco. Les pierres du mur de defense etant trop grosses, elles sont restees la. Il pleut quand nous y allons, et ne restons pas longtemps.
L'auberge de Cusco se vide progressivement, alors nous partons a notre tour. Nous nous transformons en routards en sacs a dos pour 5 jours, allant a Pisac, Ollantaytambo et le Machu Picchu. Que c'est frustrant de voir defiler le paysage au rythme du bus. Que c'est frustrant de ne pas pouvoir s'arreter ou on veut, quand on veut. C'est la qu'on se rend compte de l'interet du velo.
Premier arret a Pisac. La ville abrite un marche artisanal: spectacle amusant que ce groupe de touristes chinois se faisant prendre en photo avec leur epis de mais bouilli! L'interet n'est pas dans la ville, mais bien plus haut. Petite montee en taxi, et nous voila en haut de la citee inca de Pisac: habitations, cultures en terrasses, tours de garde, temple du soleil...nous sommes seduits par le cadre et par les ruines. Nous redescendons a pied, passant d'une ruine a l'autre...seuls ou presque. Souvenir magique pour nous.
Deuxieme arret a Ollantaytambo, plus au fond de la vallee sacree. La ville a davantage de charme, beaucoup de maisons ont encore leur fondations en pierres. La aussi, ville forteresse qui domine la ville. Le site est envahi de groupes de touristes...nous preparant psychologiquement au Machu Picchu. Moins seduits, mais le site est agreable quand meme.
Troisieme arret...ou plutot troisieme etape: le Machu Picchu. Dans le prochain article!
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